L'ambition des Catalans en 1282 (partie 11)

Publié le par Jean

Plus une minute à perdre. C’est par un autre chemin, toujours guidé par Domingo de la Figuera, que le roi et son équipe, s’en retournent en terre catalane. Ils passent cette fois, plus au sud, par la Castille. Bien sûr, il a déjà envoyé une lettre au groupe de cent chevaliers catalans pour qu’ils rebroussent chemin.
Et maintenant, cher lecteur essoufflé, vous vous demandez comment va réagir le camp français ?
Dans le camp français, on pensait avoir préparé un plan sans faille et on réagit violemment en apprenant la nouvelle. Des cavaliers s’élancent vers Bordeaux pour emprisonner le sénéchal ; si l’on en croit Neocastro, l’un des nombreux chroniqueurs qui ont raconté ce fameux défi de Bordeaux, Pere el Gran avait offert au sénéchal son écu, son heaume, son épée et sa lance : aux yeux des Français, il était complice ! Dès que les citoyens de Bordeaux apprennent que le sénéchal est retenu prisonnier, ils descendent dans les rues, les armes à la main; sous la menace de troubles incontrôlables, les Français relâchent le sénéchal. Cependant, aidés par les Navarrais, ils vont se lancer dans des représailles ; on va brûler quelques villages aragonais proches de la frontière.
Peu de temps après, les copies de l’acte rédigé par le notaire font le tour des Cours européennes. De quoi alimenter les conversations de salon, honorer ou maudire Pere el Gran, suivant le camp !

A suivre lundi prochain...
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